La gestion des droits à l'image, attachée au fichier

Le risque juridique d'une photo ne tient pas à sa qualité mais à son cadre : qui est dessus, qui l'a prise, jusqu'à quand et sur quels supports elle peut être publiée. Quand cette information vit dans un tableur à côté des fichiers, elle finit par ne plus correspondre. Ici, elle voyage avec le média.

Gestion des droits à l'imageAutorisations rattachéesAlerte avant expirationCrédits photo
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Le droit à l'image cesse d'être un pari

Autorisations rattachées au média

L'autorisation signée d'une personne photographiée, ou l'autorisation parentale pour un mineur, se rattache à la photo ou à l'événement. Elle est consultable en un clic.

Durée, territoire, support

Chaque droit d'exploitation porte ses limites : trois ans, France, print et web. Au-delà, le visuel n'est plus proposé à la diffusion.

Alerte avant expiration

Un visuel dont les droits arrivent à échéance est signalé aux profils concernés, avant qu'il ne parte au magazine ou sur le site.

Crédit photo automatique

L'auteur suit le fichier. La mention de crédit est disponible partout où la photo est reprise, sans avoir à retrouver qui l'a prise.

Blocage à la source

Une photo sans autorisation valide ne peut pas être téléchargée en haute définition par un profil non habilité. La règle s'applique, elle ne se rappelle pas.

Historique des diffusions

Où et quand un visuel a été publié : utile en cas de demande de retrait, et pour prouver le respect des durées négociées.

De l'autorisation à la publication

Recueil

L'autorisation est signée lors de la prise de vue ou de l'événement, puis déposée.

Rattachement

Elle est associée au média ou à toute une série issue du même événement.

Contrôle

À chaque demande de diffusion, la plateforme vérifie la validité des droits.

Alerte

L'échéance approche : les gestionnaires sont prévenus, le visuel est réévalué ou retiré.

Quand une photo publiée engage

  • Collectivités : photos d'écoles, de manifestations publiques, de bénéficiaires de services sociaux — le droit à l'image y est un sujet permanent.
  • Enseignes : contrats de mannequins et de photographes à durée limitée, dont le dépassement coûte cher.
  • Agences et éditeurs : crédits photo obligatoires et cessions de droits négociées publication par publication.
  • Services RH et communication interne : portraits de collaborateurs à retirer au départ de la personne.

Le droit à l'image, appliqué au quotidien

Ce que recouvre l'expression

« Droit à l'image » désigne en réalité deux régimes distincts qu'il faut traiter séparément.

Le premier est le droit des personnes sur leur propre image : toute personne identifiable peut s'opposer à la diffusion d'une photo où elle figure. Le second est le droit d'auteur du photographe, qui porte sur l'œuvre elle-même et se cède par contrat, pour une durée, un territoire et des supports déterminés.

Une photo peut donc être parfaitement libre du point de vue des personnes photographiées et interdite de publication parce que la cession de droits du photographe a expiré. C'est le cas le plus fréquent, et le plus coûteux.

Le point de rupture : l'information se sépare du fichier

Dans la quasi-totalité des organisations, l'information juridique existe. Elle est dans un contrat signé, un formulaire d'autorisation, un bon de commande. Le problème est qu'elle vit ailleurs que le fichier auquel elle s'applique.

Six mois plus tard, la personne qui publie n'a aucun moyen raisonnable de retrouver le contrat correspondant. Elle publie donc sans vérifier, et le risque devient structurel.

Trois échéances à surveiller

  • La durée de cession. Un contrat de photographe court souvent trois à cinq ans. Au-delà, la republication est une contrefaçon, même si le fichier est toujours dans vos serveurs.
  • Le périmètre des supports. Une cession « print » ne couvre pas le web, et une cession web ne couvre pas l'affichage grand format.
  • Le retrait de consentement. Une personne peut revenir sur son autorisation ; il faut alors savoir où sa photo a été publiée.

Pourquoi l'alerte vaut mieux que la procédure

Beaucoup d'organisations traitent le droit à l'image par une note de service. L'expérience montre que cela ne suffit pas : la note est lue une fois, et la vérification repose ensuite sur la mémoire de chacun.

Le contrôle technique fonctionne mieux. Quand un visuel dont les droits sont expirés cesse simplement d'être téléchargeable en haute définition, la règle n'a plus besoin d'être rappelée : elle s'applique.

Le crédit photo, obligation oubliée

La mention du nom de l'auteur est une obligation légale distincte de la cession de droits, et elle survit à celle-ci. Elle est pourtant la première à disparaître, parce que le nom du photographe se perd dès le deuxième transfert de fichier.

Conserver l'auteur dans les métadonnées du média, et le restituer automatiquement à l'export, supprime l'oubli à la source.

Questions fréquentes

Elle bloque le téléchargement en haute définition d'un média dont les droits sont expirés ou absents, pour les profils qui ne sont pas habilités à passer outre. Le contrôle est technique, pas seulement documentaire.

Oui. Une autorisation peut porter sur un média, sur une série ou sur l'ensemble des photos d'un événement.

L'historique des diffusions indique où le visuel a été publié, ce qui permet d'agir partout. Le média peut être retiré de la photothèque tout en restant tracé.

La mention de l'auteur suit le fichier et reste disponible à l'export, pour être reprise dans la publication.

La gestion des droits fait partie de la photothèque. Le périmètre exact de votre abonnement est défini lors du cadrage.

Voyons cela sur vos fichiers

Une démonstration sur vos propres documents vaut mieux qu'une capture d'écran. Nous vous recontactons sous 24 h ouvrées.

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